19 février 2026

🏗️ Tendances 2026 : vers une construction plus durable, digitale et résiliente en Suisse

Alors que le secteur de la construction continue de se transformer, l’année 2026 marque une étape charnière en Suisse entre innovation technologique, exigences environnementales renforcées et attentes sociétales nouvelles. Dans un contexte où les objectifs climatiques, l’inflation des coûts des matériaux et la pression sur le logement poussent les acteurs à repenser leurs pratiques, plusieurs tendances clés se dessinent. Voici les grandes lignes qui influencent aujourd’hui les chantiers, les choix architecturaux et les priorités des acteurs immobiliers en Suisse.


Une priorité absolue : la performance énergétique

La transition énergétique reste au cœur des préoccupations. Avec les réglementations qui évoluent vers des standards toujours plus ambitieux (réduction des émissions de CO₂, limitation des besoins en énergie, normes Minergie et équivalents), les projets neufs et les rénovations sont conçus pour minimiser leur consommation. Cela se traduit par :

  • une isolation renforcée des bâtiments,
  • des systèmes de chauffage bas carbone (pompes à chaleur, réseaux de chaleur),
  • l’intégration de solutions solaires thermiques ou photovoltaïques dès la planification,
  • l’utilisation de vitrages et d’enveloppes hautement performants.

L’objectif est clair : dépasser les exigences réglementaires pour atteindre des niveaux proches du bâtiment à énergie presque nulle
(BEPEN), tout en offrant un confort optimal aux occupants.


Matériaux durables et économie circulaire

La construction suisse évolue vers des matériaux avec une empreinte carbone réduite et une traçabilité renforcée. Cela se traduit par :

  • une montée en puissance des matériaux biosourcés (bois lamellé croisé, isolants naturels),
  • l’usage de matériaux recyclés ou recyclables,
  • la réutilisation de composants dans des projets de réhabilitation,
  • des filières de démontage et de réemploi planifiées dès la conception.

La Suisse, fortement attentive à la gestion des ressources, encourage via des subventions et des normes la réinsertion de matériaux existants dans de nouveaux projets, réduisant ainsi les déchets et l’impact environnemental global.


Digitalisation et construction intelligente

La numérisation des chantiers et l’usage de technologies avancées participent à une plus grande précision, une meilleure coordination et moins de gaspillages. Parmi les avancées notables :

  • le BIM (Building Information Modeling) est désormais un standard, améliorant la collaboration entre architectes, ingénieurs et artisans,
  • l’utilisation de drones, de capteurs IoT et de scanners 3D pour suivre l’avancement réel des travaux,
  • des plateformes collaboratives pour la gestion des coûts, des délais et des matériaux,
  • l’intégration de l’intelligence artificielle pour optimiser les plannings et l’utilisation des ressources.

Ces outils permettent aussi d’anticiper les défauts, de réduire les retards et de limiter les surcoûts, tout en assurant un niveau de qualité plus élevé.


Préfabrication et modularité accrues

Face à la pression des coûts et à la pénurie de main-d’œuvre spécialisée, la préfabrication hors site gagne du terrain. Les éléments constructifs réalisés en usine (modules entiers, panneaux préfabriqués, salles de bains « clé en main »…) permettent :

  • une vitesse d’assemblage plus rapide sur chantier,
  • une meilleure qualité grâce à des environnements de production contrôlés,
  • une réduction des déchets sur site,
  • des possibilités de démontage et de réutilisation ultérieure.

Cette approche, combinée à la conception modulaire, rend également les immeubles plus adaptables aux besoins futurs.


Urbanisme durable et logements accessibles

Avec la pression croissante sur le marché du logement, la construction ne se limite plus au bâti : elle intègre une vision urbaine durable. Cela signifie :

  • une densification intelligente des zones urbaines,
  • la création d’espaces verts et de corridors piétons/cyclistes,
  • une mixité fonctionnelle (logements, commerces, services),
  • des projets favorisant le vivre-ensemble (espaces communs, partagés, flexibles).

L’objectif est de répondre à la demande croissante tout en améliorant la qualité de vie des habitants.


Adaptation au changement climatique

Les enjeux climatiques influencent désormais chaque décision de construction. Face à des événements météorologiques plus fréquents et intenses, de nombreuses mesures s’imposent :

  • une meilleure gestion des eaux pluviales pour éviter les inondations,
  • des toitures et façades conçues pour des conditions extrêmes,
  • des normes de ventilation et de confort thermique adaptées aux vagues de chaleur,
  • des matériaux résilients et durables sur le long terme.

Ces adaptations deviennent indispensables pour fiabiliser les investissements des propriétaires et assurer la pérennité des bâtiments.


En conclusion

La construction en Suisse pour 2026 se réinvente autour de trois axes majeurs : durabilité, innovation numérique et bien-être des occupants. Cela transforme fondamentalement la manière de concevoir, planifier et exécuter les projets. Les réglementations toujours plus exigeantes, combinées aux attentes sociétales, poussent vers une construction qui n’est plus seulement fonctionnelle, mais aussi responsable, intelligente et centrée sur l’humain.

Dans ce paysage en mutation, les professionnels qui sauront intégrer ces tendances seront les mieux placés pour répondre aux défis actuels… et anticiper ceux de demain.



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